New born

Dans l’origine de la symétrie,

Il y’a des nouvelles naissances,

Des monstres qui s’enfuient,

Celui de la défiance,

Qui m’a tant fait faire,

Des choses pas pour moi,

Qui m’a tant fait taire,

Des tristesses, des émois,

La guitare claque,

Ses riffs lancinants,

Je m’amuse, back,

To the bons moments,

Jean Sébastien Bach,

Il en a eu douze des enfants,

Mais c’est une autre époque,

Va voir pourquoi ça me l’évoque,

Fini le temps où je boude,

Now, I’m feeling good.

 

Je suis

Je suis un fantôme, de rêves oubliés,
Qui traîne des chaînes, d’un lointain passé,
Entraves aux chevilles, au coeur, aux poignets,
Enveloppe diaphane, éteinte, oubliée.

Je suis une brise, qui meurt, et renaît,
Passe entre les gens, très vite disparaît,
Comme un souffle frais, longtemps convoité,
Qu’on ne saisi pas, veut emprisonner.

Je suis une éclipse, d’un soleil d’été,
Qu’on n’peut regarder, sans finir brûlé,
Qu’on veut voir quand même, on n’peut s’empêcher,
Phénomène du ciel, dans la terre ancrée.

Je suis une chenille, prise d’un gel tardif,
Marquée dans la chair des hivers passés,
Coincée dans un corps, métamorphosée,
Les ailes étriquées, dans une peau à vif.

Je suis voyageuse, en contrée lointaine,
Et même quand chez moi, je reste à grand peine,
Le coeur, l’âme qui vibre de trouver l’endroit,
Où j’aurais envie de rester cette fois.

Je suis un torrent, aux pierres bouillonnantes,
Toujours en mouvement, rêveuse, mi absente,
Limpide comme mes eaux, aux pensées troublantes,
Qui brillent en surface, larmes miroitantes.

Homme sweet home

Vivre chaque seconde, suspendue par le coeur,
Qui m’accroche à ton être, à tes doigts qui m’effleurent,
Que c’est bon de me perdre, pour que tu me retrouve,
Ton souffle qui pénètre, ma bouche qui s’entrouvre.

Que c’est doux cette chaleur, qui couve au fond de moi,
Je te sens doux et brute, ou fébrile parfois,
Comme une partie de moi, perdue depuis longtemps,
Mon miroir négatif, si semblable pourtant.

Aucune attache jamais, rien ne me retenait,
Je ressentais un manque, oui mais un manque de quoi ?
Et je voulais partir, me suivait qui m’aimait.

Moi qui bougeait toujours, comme dansant sur un feu,
Je comprends aujourd’hui que ma maison c’est toi,
Que ce que je cherchais, c’était toi, moi, nous deux.

La boîte

Je vois toujours l’ensemble, ils vivent tous dans une boîte,
Mais de quoi ont-ils peur, regard vide et mains moites,
Faites y un petit trou, et la lumière pénètre,
Mais ils ferment les yeux, ça irradie leur être.

Au dehors tout est neutre , ouvert à l’infini,
Au dedans tout est clos, d’une morale presque aveugle,
Mais pourquoi s’enfermer, alors que le monde beugle,
Qu’ils veulent juste être libres, que ça n’a pas de prix ?

Confortable la boîte qui fixe les limites,
Limites qui nous font croire à un jardin secret,
Une possession unique, zone des autres interdite.

Admettre nos parties, qui fondent nos ennemis,
Et que d’une façon, nous aussi on les crée,
Dur de percevoir nous, ou le moi infini.

Marteau

C’est un marteau à viande, qui tape et attendri,
On se donne en offrande, et on s’offre à la vie,
A chaque pas on chute, et se relève, ou pas,
C’est ce qui nous construit, ou nous détruit parfois.

On dit souvent il souffre, et pourtant si gentil,
Mais la vie est un gouffre, qui le mauvais enfoui,
Au plus profond de l’âme, il transcende ou pourri,
Ce que ça nous apporte, ou nous prend, on choisit.

Et le marteau à viande décroche un bout de l’âme,
Si on résiste au coup et refuse sa leçon,
Si on rejette au monde ce coup en mélodrame.

Et le marteau à viande pénètre et attendri,
Si on absorbe le choc, dans une déformation,
Accepter la souffrance, c’est devenir gentil.

plaies de voûtes

(Couplets slamés, refrains en gras, chantés)

Tu dis que t’arriverais pas à mettre des mots sur cette mélodie,

Ben moi c’est pareil depuis toi et putain qu’est ce que c’est bien,

On a vécu tous les deux des routes, des déroutes,

Des blessures qui font tomber et reconstruire,

Comme des plaies de voûtes, des clefs, des doutes,

 

Est-ce l’âme des mots, sur un piano d’antan,

Qui touche nos cœurs et inverse le vent,

Les heurts et les heures, loin de nous maintenant,

Construire ensemble, de beaux rêves en grand,

 

Tu dis qu’avant moi, t’as jamais pu, jamais su trouver ta place,

J’en dis pas autant, moi je croyais un peu savoir ce que je faisais là,

Mais aujourd’hui, je sais surtout,

Que sans toi, plus rien n’aurait de sens,

Parce que c’est toi, et pout tout ça,

 

Nos plaies nous portent et font tenir les arcades,

Oublier les temps où nous étions en rade,

Où nos vies si ternes, nous paraissaient bien fades,

Quand nos ombres noires, sur la lumière s’attardent

Une terre nette

Laisser à nos enfants,

Léguer aux générations futures,

Des tonnes de filaments,

Les datas les plus sures,

Pour qu’ils puissent échanger,

En temps réel sur tout et rien,

Toujours communiquer,

Des infos dans un écrin,

De fibre optique et de flux,

Empêtrés dans la glu,

D’une époque qui n’a pas pensé,

A tout simplement leur laisser,

Une terre nette.

Infini

Comme une bulle neutre, dans ses opposés,
Mal pour l’un sera, bien l’autre dira,
Contraires qui se fondent, l’équilibre naîtra,
Complexe est sincère, vu de tous côtés.

C’est si rassurant, de se croire fini,
Bien délimité, et bien séparé,
C’est si apaisant de vivre l’infini,
Et de voir qu’en fait, tous on le construit.

Sentir l’infini, voir qu’il est aussi,
Et que lui aussi, nous murmure la vie,
Que tout n’est que vent, aux souffles cycliques,
Une respiration, deux corps, un unique.

Signe de l’infini, tu exprimes tant,
A qui sait ce que je sens maintenant.